Une dizaine de jours après la signature d’un protocole entre Washington et Téhéran, les deux camps s’accusent mutuellement de l’avoir violé, sur fond d’escalade militaire et de tensions persistantes au Liban.

L’Iran a dénoncé ce samedi 27 juin une "violation flagrante" du protocole d’accord conclu à la mi-juin avec les États-Unis, après des frappes américaines menées dans la soirée du vendredi 26 juin contre plusieurs sites sur la côte sud du pays. Dans un communiqué, le ministère iranien des Affaires étrangères affirme que ces bombardements constituent une violation de la Charte des Nations unies ainsi que du protocole d’accord destiné à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient.

Quelques heures plus tôt, les Gardiens de la Révolution avaient annoncé avoir frappé des positions américaines dans la région du Golfe, en représailles aux attaques américaines. Ils préviennent que leur réponse sera "plus large" en cas de nouvelle intervention militaire.

Le vice-président américain JD Vance a, de son côté, averti que toute nouvelle attaque iranienne entraînerait une réponse "par la violence". Il affirme que Téhéran avait accepté le cessez-le-feu et que les différends devaient être réglés par la voie diplomatique.