Regain de tensions au Moyen-Orient. Les États-Unis et l'Iran ont échangé de nouvelles frappes samedi et dimanche, s'accusant mutuellement de violations de leur fragile cessez-le-feu signé le 17 juin, et le président américain Donald Trump a de nouveau menacé de repartir en guerre pour anéantir la République islamique.

Ces nouvelles hostilités sont liées au contrôle du détroit stratégique d'Ormuz, verrouillé par l'Iran pendant la guerre lancée contre lui le 28 février par Israël et les États-Unis. Le détroit a rouvert en vertu du protocole d'accord du 17 juin, mais l'Iran n'a autorisé qu'un seul couloir de passage, le long de ses côtes, et menace de s'en prendre à tout navire ne s'y conformant pas.

Samedi, l'aviation américaine a visé dix cibles, dont des "infrastructures de surveillance militaires iraniennes, des systèmes de communication, des sites de défense aérienne, des installations de stockage de drones et des moyens de pose de mines", a écrit le Commandement central des États-Unis (Centcom) sur X.

U.S. Navy and Air Force fighter jets conducted strikes tonight on 10 Iranian military targets at multiple locations in and near the Strait of Hormuz for Iran's drone attack on M/T Kiku. pic.twitter.com/Z0TLZRqmF6— U.S. Central Command (@CENTCOM) June 28, 2026 Ces bombardements ont été décidés, selon le Centcom, en représailles à une attaque par un drone iranien d'un pétrolier battant pavillon panaméen, le M/T Kiku, qui transportait plus de deux millions de barils de pétrole brut à travers le détroit.