Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Musiques Musiques Musiques Des chansons du répertoire du crooner français, mort en 2008, sont réinterprétées par des chanteurs brésiliens, tandis que quatre compilations illustrent l’incroyable richesse musicale du pays. Article réservé aux abonnés Après son grand retour consécutif au succès de l’album Chambre avec vue (2000), coécrit en partie par Benjamin Biolay et Keren Ann, ce farceur qu’était Henri Salvador s’amusa à alimenter une rumeur : il aurait été, avec Dans mon île (1958), l’inventeur de la bossa-nova. Tout simplement. Sa douceur aurait en effet donné à Antonio Carlos Jobim (1927-1994) – un des pères fondateurs du genre avec ses camarades Vinicius de Moraes (1913-1980) et Joao Gilberto (1931-2019), les trois formants une Sainte Trinité – l’idée de ralentir le tempo. Las, Jobim a découvert Dans mon île après l’enregistrement par Joao Gilberto, en avril 1958, de son Chega de saudade coécrit avec Vinicius de Moraes, l’acte de naissance officiel de la bossa-nova. Les faits sont têtus. Cette légende amuserait plutôt le musicien carioca Marcos Valle, qui rend un bel hommage au Français avec Henri Salvador do Brasil, 11 titres de son répertoire interprétés dans la langue de Jorge Amado grâce à des adaptations de Lucas Santtana, Bahianais installé en France. A deux exceptions près : Le Wagon, où Zé Ibarra répète que « C’est beau la France quand on n’est pas pressé », et Rose, que Marcos Valle s’est réservé avec Joyce Moreno autour d’un accordéon. En maître d’œuvre, le plus californien des ténors de la musique brésilienne imprime sa marque faite de jazz, de rock et de funk, d’orchestrations classiques et de touches synthétiques. Il vous reste 60.63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Avec « Henri Salvador do Brasil », le musicien brésilien Marcos Valle rend un bel hommage au crooner français
Des chansons du répertoire du crooner français, mort en 2008, sont réinterprétées par des chanteurs brésiliens, tandis que quatre compilations illustrent l’incroyable richesse musicale du pays.











