Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Social Social Social Syndicats, entrepreneurs et élus ont travaillé de concert pendant huit mois avec les administrateurs judiciaires et le comité interministériel de restructurations industrielles pour préserver un maximum d’emplois. Une histoire atypique qui permet de comprendre ce qui se passe après l’annonce d’un redressement judiciaire. Article réservé aux abonnés Quand il a appris, en 2024, que le groupe ACI reprenait Molliex Frères, petite société de 26 salariés à 3 kilomètres de la sienne avec laquelle il avait tissé des liens, Louis Pernat, a pensé : « Ça n’ira pas loin. » Comme bien d’autres, l’entrepreneur, président du groupe familial HBP, n’a jamais cru à l’« hypercroissance », cette stratégie d’acquisitions au pas de course de TPE et PME vantée par le président d’ACI, Philippe Rivière, pendant six ans, de tables rondes en plateaux de télévision : « Une acquisition par mois tous azimuts, ce n’était pas raisonnable. » Alors quand les faits lui ont donné raison, et que le 25 septembre 2025, la holding du groupe ACI a été placée en redressement judiciaire sur fond de soupçon de malversation financière, plongeant dans la tourmente l’ensemble de ses filiales, il s’est tout de suite positionné pour reprendre sa voisine de la vallée de l’Arve (Haute-Savoie), laissée bien mal en point. Au même moment commençait, pour les 33 filiales de l’ex-groupe ACI, la même course contre la montre de la justice commerciale. Selon l’état des dettes et des trésoreries, celle-ci ne laisse parfois que quelques semaines, au mieux quelques mois, pour bâtir des projets de reprise à même de sauvegarder l’outil industriel et l’emploi. Il vous reste 89.59% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.