Des membres de la CGT de la Fonderie de Bretagne devant l’Assemblée nationale, à Paris, le 4 février 2025. ABDUL SABOOR / REUTERS
La Fonderie de Bretagne (FDB), reprise l’an dernier par Europlasma, va demander son placement en redressement judiciaire pour cessation de paiement mardi, lors d’un comité économique et social extraordinaire, a annoncé vendredi 26 juin la CGT de l’entreprise. « Malgré les alertes successives » sur la situation de l’usine de Caudan, dans le Morbihan, « nous n’avons jamais été pris au sérieux, pourtant les faits sont là », déplore dans un communiqué le syndicat.
Repreneur en série de sites industriels en difficulté, récemment auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur la « prédation des capacités productives par les fonds spéculatifs », le groupe Europlasma a enregistré une perte nette de 35,6 millions d’euros en 2025, plus de deux fois supérieure à celle de l’exercice précédent.
Le groupe basé dans les Landes avait repris en avril 2025 la Fonderie de Bretagne, qui produisait des pièces en fonte pour les suspensions et les échappements. Europlasma s’était engagé à investir sur le site de Caudan 15 millions d’euros en trois ans et affirmait vouloir diversifier la production, avec celle de corps creux pour la fabrication d’obus de mortier par exemple.









