Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie SNCF SNCF SNCF Le chef du gouvernement exclut un financement de la future liaison impliquant des acteurs privés. Une décision qui va à l’encontre des recommandations du Conseil d’orientation des infrastructures, auquel il avait confié le dossier en 2025. Article réservé aux abonnés Le premier ministre a tranché : la nouvelle ligne ferroviaire à grande vitesse entre Toulouse, Bordeaux et Dax sera financée sur fonds publics. Dans un courrier envoyé, lundi 22 juin, aux exécutifs régionaux d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine, que le Monde s’est procuré, Sébastien Lecornu leur assure « que la réalisation du projet passera par un marché de conception-réalisation ». En clair, il se fera sur fonds publics et aura comme maître d’ouvrage SNCF Réseau, gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire. Estimé en 2020 à 14 milliards d’euros, le projet de Ligne nouvelle du Sud-Ouest (LNSO) prévoit de relier, avec une ligne à grande vitesse, Bordeaux à Toulouse, plaçant ainsi cette dernière à trois heures et dix minutes de Paris, ainsi que Bordeaux à Dax, puis dans une deuxième phase, Dax à l’Espagne. Déclarée d’utilité publique en 2015, la première phase de LNSO a bénéficié d’une convention de financement en 2022 – 40 % par l’Etat, 40 % par les collectivités, 20 % par les fonds européens – après que le premier ministre de l’époque, Jean Castex, aujourd’hui patron de la SNCF, a acté la relance des chantiers de ligne à grande vitesse (LGV) abandonnés en 2017 par le président de la République, Emmanuel Macron. Il vous reste 75.58% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.