Des personnes blessées à la suite d’une frappe de drone, à El-Obeid (Soudan), le 12 janvier 2026. EL TAYEB SIDDIG/REUTERS
Alors que la ville soudanaise d’El-Obeid fait l’objet depuis plusieurs mois d’un siège des Forces de soutien rapide (FSR), en guerre contre l’armée régulière depuis trois ans, plusieurs pays ont exprimé, mardi 23 juin, leur inquiétude face à un risque imminent de catastrophe humanitaire. Le Conseil de sécurité de l’ONU avait déjà donné l’alerte samedi, alors que d’« importants renforts militaires » se réunissaient autour de la ville.
Dans un communiqué, le département d’Etat américain a ainsi exhorté les belligérants à « cesser toute action à même de mettre en danger les civils, d’entraver l’aide humanitaire ou de contribuer à de nouvelles atrocités ». Les Etats-Unis ont exprimé leur vive préoccupation face aux « indications alarmantes selon lesquelles des atrocités de masse pourraient être imminentes » à El-Obeid.
Mardi après-midi, le Royaume-Uni a également « appel[é] toutes les parties à mettre immédiatement fin aux attaques et à protéger les civils afin d’éviter de nouvelles effusions de sang », a fait savoir le ministère des affaires étrangères britannique. Ce dernier, aux côtés de six pays − la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Irlande, l’Italie et la Norvège −, estime qu’El-Obeid, en proie à « une offensive imminente », se trouve « au bord du gouffre des atrocités ».













