Le conflit entre l'armée et les Forces de soutien rapide, qui a éclaté en avril 2023, a fait des dizaines de milliers de morts et déclenché une des plus graves crises humanitaires au monde.

Publié le 03/08/2026 08:45

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Une femme marche dans un camp de déplacés à Al-Dabba, dans le nord du Soudan, le 13 novembre 2025. (AFP)

L'ONG accuse l'armée régulière d'être responsable de cette attaque meurtrière. Une frappe de drone sur un tribunal coutumier de l'Etat du Darfour du Nord, au Soudan, a tué 35 personnes, a rapporté un groupe de défense des droits humains dans un communiqué, dimanche 2 août.La frappe de drone a visé le tribunal du village de Garra al-Zawaya à la mi-journée, alors que des civils "s'étaient réunis pour assister à des audiences portant sur un certain nombre d'affaires et de litiges locaux", selon Emergency Lawyers, un groupe indépendant qui documente le conflit entre l'armée et les paramilitaires qui a éclaté en 2023. L'armée n'a pas réagi dans l'immédiat. Le gouvernement autoproclamé des Forces de soutien rapide (FSR) a condamné cette attaque, la qualifiant de "crime horrible", et a rapporté de son côté que 37 personnes avaient été tuées et 50 autres blessées.Le conflit entre l'armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des dizaines de milliers de morts, provoqué le déplacement de millions de personnes et déclenché ce que les Nations unies décrivent comme la plus grave crise de la faim au monde. La guerre a de fait scindé le Soudan en deux : l'armée contrôle le nord, l'est et le centre du pays, tandis que les FSR ont consolidé leur emprise sur le Darfour, à l'ouest, et certaines parties du sud. L'utilisation de drones est devenue une caractéristique de plus en plus marquante du conflit ces derniers mois, avec plus de 1 000 civils ont été tués dans de telles frappes au cours des cinq premiers mois de l'année, selon les Nations unies. Les deux camps sont accusés de crimes de guerre, notamment des attaques aveugles contre des civils, mais les Forces de soutien rapide (FSR) ont en particulier été accusées de violences sexuelles systématiques ou encore de pillages.