Des femmes déplacées originaires du Kordofan du Sud, à El-Obeid, dans le Kordofan du Nord, au Soudan, le 15 janvier 2026. EL TAYEB SIDDIG / REUTERS

Le haut-commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, a lancé vendredi 3 juillet une « alerte rouge » face à la « catastrophe » en cours à El-Obeid, grande ville du Soudan assiégée par les paramilitaires, l’Organisation des Nations unies (ONU) redoutant des déplacements de centaines de milliers de personnes.

El-Obeid, dans la région du Kordofan, fait l’objet depuis plusieurs mois d’un siège des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), en guerre contre l’armée régulière depuis avril 2023. « Les signes en provenance d’El-Obeid sont clairs et sans équivoque : une nouvelle catastrophe en matière de droits humains est en train de se jouer au Soudan, cette fois dans la capitale de l’Etat stratégique du Kordofan du Nord », a déclaré M. Türk à l’ouverture d’un débat urgent sur le Soudan au conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève.

Ce débat était réclamé à la présidence du conseil, en session jusqu’à la semaine prochaine, par le Royaume-Uni avec le soutien de l’Allemagne, de l’Irlande, des Pays-Bas et de la Norvège, qui souhaitent faire adopter un projet de résolution appelant à « une trêve humanitaire devant conduire à un cessez-le-feu immédiat ».