Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Union européenne Union européenne Union européenne Analyse Abel Mestre Editorialiste au « Monde » Alors qu’ils s’étaient félicités du Brexit après le référendum britannique du 23 juin 2016, lepénistes et mélenchonistes ont abandonné l’idée que la France quitte l’Union européenne. Cette idée a toujours été marginale dans le pays. Publié aujourd’hui à 15h00 Temps de Lecture 3 min. Read in English Article réservé aux abonnés Ce fut l’une des tendances politiques des années 2010. Pour des raisons radicalement différentes, le Front national (FN, ancêtre du Rassemblement national, RN) et, dans une certaine mesure, les différentes formations mélenchonistes successives (Parti de gauche puis La France insoumise, LFI), ont toutes prôné une rupture nette avec l’Union européenne (UE). Avant d’abandonner cette idée trop clivante. Pourtant, en 2016, quand le Royaume-Uni décide de sortir de l’UE, les leaders de ces familles politiques s’en félicitent. « Le Brexit, c’est le début de la fin d’une époque (…). L’Union européenne, on la change ou on la quitte », avait réagi Jean-Luc Mélenchon. Marine Le Pen, elle, exultait : « Victoire de la liberté ! Comme je le demande depuis des années, il faut maintenant le même référendum en France et dans les pays de l’UE. » Dix ans après, la joie du 23 juin 2016 s’est dissipée et le champagne est éventé. Alors que la campagne présidentielle de 2027 commence, ni le RN ni LFI ne défendent une sortie de l’UE. Le changement le plus notable est celui des lepénistes. Aussi bien en 2012 qu’en 2017, le « Frexit » et l’abandon de l’euro étaient en tête de la liste des propositions de la candidate Le Pen. Avant qu’elle effectue un virage à 180 degrés, à l’été 2017. « On sort essorés de la présidentielle et des législatives. On a six députés, ce qui n’est pas terrible. A l’époque, Florian Philippot [alors numéro 2 du parti] est très présent et un peu monomaniaque sur le sujet », se souvient le député européen Philippe OIivier, l’un des plus proches conseillers de Mme Le Pen. Il poursuit : « On lance une refondation très vite, en juillet. Tout est remis à plat : le nom du parti, mais aussi la question de la sortie de l’UE et de l’euro. On avait compris que les gens ne comprenaient pas, que c’était une idée trop dure, trop brutale. » Selon l’eurodéputé, « le FN était diabolisé sur ce thème, pas sur l’immigration. Il y avait une disqualification a priori ». Il vous reste 65.87% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Le « Frexit », une tentation de 2016 aujourd’hui oubliée
ANALYSE. Alors qu’ils s’étaient félicités du Brexit après le référendum britannique du 23 juin 2016, lepénistes et mélenchonistes ont abandonné l’idée que la France quitte l’Union européenne. Cette idée a toujours été marginale dans le pays.















