Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Histoire Histoire Histoire Au moment où l’historien, assassiné par les nazis, entre au Panthéon, mardi 23 juin, une BD met en lumière sa vie et ses travaux, déconstruisant aussi bien les légendes du passé que les fausses informations circulant de son vivant. Article réservé aux abonnés Livre. Qu’y a-t-il de commun entre les pouvoirs des rois thaumaturges, l’intervention d’anges aux côtés des troupes britanniques pendant la première guerre mondiale et Les Protocoles des sages de Sion ? Qu’il s’agisse de légendes, de rumeurs ou de mensonges, les fausses informations ont toujours passionné Marc Bloch (1886-1944), historien et résistant, qui entre au Panthéon mardi 23 juin. Principalement connu pour son témoignage publié à titre posthume, L’Etrange Défaite, sur la débâcle de 1940, le médiéviste l’est moins pour ses travaux sur la déconstruction des croyances collectives. « La fausse nouvelle est le miroir où la conscience collective contemple ses propres traits », écrivait-il au début des années 1920, tirant cette conviction de son expérience militaire. Les fake news qui circulaient dans les tranchées racontaient à leur manière un état d’esprit, une manière de construire, en temps de crise, une forme de vérité qui vient pallier le manque d’information. A propos des mystérieux pouvoirs des rois thaumaturges, qui, au Moyen Age, guérissaient les écrouelles par la simple apposition de leurs mains, Marc Bloch avait conclu que ce miracle n’existait que parce que les peuples français et britannique avaient, à l’époque, accepté d’y croire. Il vous reste 57.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.