Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Histoire Histoire Histoire La cérémonie d’hommage a retracé la vie de l’historien et résistant, fusillé par les Allemands le 16 juin 1944. Dans son discours, réquisitoire contre Vichy et l’antisémitisme, Emmanuel Macron a déploré « l’esprit de défaite » qui imprègne « notre vie publique ». Article réservé aux abonnés Confortablement installé au firmament des historiens, Marc Bloch a dû en soupirer d’aise. Son entrée au Panthéon, mardi 23 juin, s’est transfigurée en un émouvant moment de communion républicaine, étroitement surveillé par sa famille, qu’il chérissait entre toutes. Des textes poignants, parfaitement servis par les comédiens Jacques Gamblin et Lou de Laâge, lui tout de noir vêtu, elle toute en clarté ; avec une scénographie sobre, enveloppée par la mélancolique Pavanne de Gabriel Fauré. Même les aboiements secs, toujours un peu ridicules, des ordres des militaires ne l’auront pas gêné, Marc Bloch a toujours respecté l’armée. Il faisait aussi chaud mardi à Paris que pendant le terrible été 1940, mais la place et les abords du Panthéon étaient remplis par une foule joyeuse qui a applaudi la lente remontée des cénotaphes de Marc Bloch et de son épouse Simonne. Une femme a brandi un écriteau sur lequel elle avait inscrit « merci ! », et 700 sages collégiens ont regardé passer les cercueils de celui que leur professeur leur décrit depuis des semaines. « Je crois aux jeunes, écrivait en 1942 Marc Bloch à son fils aîné, je n’ai, personnellement, aucun respect particulier pour l’âge. » Il vous reste 82.03% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Marc Bloch fait son entrée au Panthéon dans un émouvant moment de communion républicaine
La cérémonie d’hommage a retracé la vie de l’historien et résistant, fusillé par les Allemands le 16 juin 1944. Dans son discours, réquisitoire contre Vichy et l’antisémitisme, Emmanuel Macron a déploré « l’esprit de défaite » qui imprègne « notre vie publique ».













