Lors d’une manifestation contre le chlordécone, à La Boucan (Guadeloupe), le 29 novembre 2021. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
La cour d’appel de Paris a confirmé, lundi 22 juin, le non-lieu dans le scandale sanitaire du chlordécone, pesticide utilisé aux Antilles en dépit des alertes sur sa nocivité, mettant fin à la possible réouverture d’une enquête pénale, ont fait savoir des avocats de parties civiles.
Trois des avocats de parties civiles qui avaient fait appel du non-lieu prononcé en 2023 par des juges parisiennes d’instruction, ont annoncé à l’issue de la décision réfléchir à se pourvoir en cassation. L’un d’entre eux, Christophe Lèguevaques, a estimé qu’il s’agissait d’un « jour sombre pour la justice ».
Classé depuis 1979 comme agent possiblement cancérogène, ce produit a été utilisé aux Antilles dès 1972 et par dérogation jusqu’en 1993 alors qu’il était interdit dans l’Hexagone dès 1990. Le produit, qui fut répandu dans les bananeraies pour lutter contre le charançon, peut rester dans les sols jusqu’à six cents ans. Plus de 90 % de la population adulte, en Guadeloupe et en Martinique, est contaminée, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). « L’exposition au chlordécone, perturbateur endocrinien, comporte des risques pour la grossesse et le neurodéveloppement de l’enfant », lit-on aussi sur le site de l’Assurance-maladie.








