Lors d’une manifestation à Paris, place Denfert-Rochereau ; à Paris, le 10 novembre 2024. BERTRAND GUAY/AFP

Sans surprise, plus de 500 parties civiles se sont pourvues devant la Cour de cassation à Paris pour contester la confirmation du non-lieu dans le scandale sanitaire du chlordécone, a annoncé, mardi 30 juin, Christophe Lèguevaques, l’un de leurs avocats.

La cour d’appel de Paris a confirmé le 22 juin le non-lieu prononcé en 2023, fermant la porte à une réouverture de l’enquête pénale sur ce pesticide utilisé dans les bananeraies aux Antilles en dépit des alertes sur sa nocivité. Dès cette décision connue la semaine dernière, les avocats des parties civiles avaient annoncé que le combat judiciaire se prolongerait sans doute devant la Cour de cassation.

Classé depuis 1979 comme agent possiblement cancérogène, ce pesticide a été utilisé aux Antilles dès 1972 et par dérogation jusqu’en 1993 alors qu’il était interdit dans l’Hexagone dès 1990.

Plus de 80 % des adultes de Guadeloupe et de Martinique sont contaminés au chlordécone et un sur six dépasse le seuil de risque sanitaire, a révélé le 24 juin une étude de Santé publique France, confirmant une persistance généralisée de ce pesticide plus de trente ans après son interdiction.