Publié le 26 juin 2026 à 03:40.

2 min. de lecture

La Cour suprême des Etats-Unis a tranché jeudi en faveur du géant allemand de l’agrochimie Bayer, qui espère que cela rendra caduques des dizaines de milliers de plaintes visant son herbicide phare à base de glyphosate, le Roundup.Sept des neuf juges de l’institution ont estimé que l’entreprise ne pouvait être tenue responsable de l’absence de mise en garde relative à un éventuel risque de cancer sur ses produits Roundup. Ils soulignent que les autorités sanitaires américaines ne requièrent rien de tel, ne considérant pas le glyphosate (le principe actif du Roundup) comme cancérogène.Le Roundup, utilisé en pulvérisation, est le désherbant le plus vendu au monde. Il est commercialisé par Monsanto, devenu une filiale de Bayer en 2018.

Lire aussi: Fâché par les «promesses non tenues» de la Maison-Blanche, le mouvement MAHA tourne le dos à Donald Trump

Le groupe de Leverkusen (ouest de l’Allemagne) a rapidement salué la décision dans un communiqué, estimant qu’elle «devrait contribuer de manière significative à contenir les litiges liés à Roundup après quasiment une décennie de batailles judiciaires». Son action s’est envolée de plus de 19% à la Bourse de Francfort.Pour Bayer, les litiges liés au glyphosate sont un boulet en termes d’image, mais aussi sur le plan financier: ils lui ont coûté plus de 10 milliards de dollars depuis 2018. Le groupe a provisionné plus de huit milliards ces derniers mois pour les procédures encore en cours. Sur son site internet, Bayer affirme que la science a «clairement» conclu à l’innocuité de la substance chimique sur la santé humaine.