VIDÉO – En salles depuis mercredi, le premier film d’horreur du youtubeur star Kane Parsons transpose sur grand écran l’univers des “backrooms”. Mais c’est quoi au juste, les “backrooms” ? Explications. Par Pierre Cloix Publié le 21 juin 2026 à 11h00 Et si, alors que vous êtes en train de vaquer à vos occupations quotidiennes, vous sortiez de la réalité pour atterrir dans un endroit étrange ? Un papier peint jaune décrépit, une moquette poisseuse et des néons qui grésillent en continu. Effrayant, n’est-ce pas ? Maintenant, imaginez que ce lieu s’étende sur non pas des dizaines, mais des milliers et des milliers de kilomètres carrés. Il y a de quoi perdre pied, non ? À moins que quelque chose dans ce labyrinthe ne vous en laisse pas le temps. Découvrir la note et la critique Que vaut “Backrooms”, le film d’horreur phénomène aux États-Unis, en salles en France cette semaine ? Cette histoire, c’est celle des backrooms, une légende urbaine (ou une « creepypasta », dans le jargon de l’horreur en ligne) née sur Internet et transposée aujourd’hui sur le grand écran par A24. Pour adapter cette mythologie au cinéma, la société de production a décidé de faire appel à Kane Parsons, plus connu en ligne sous le nom de Kane Pixels, l’un des grands artisans du « lore » (l’ensemble des éléments composant un univers fictionnel, en dehors d’une intrigue spécifique) des backrooms sur le Web. Comme pour Slender Man ou la Fondation SCP précédemment, les backrooms sont la parfaite illustration de la capacité des internautes à créer une histoire collectivement, en partant de rien ou presque. Ici, c’est une simple photo de mauvaise qualité qui est à l’origine de tout un univers suivi par des milliers de personnes. Sur 4chan, forum de photos anonyme, puis sur Reddit, des internautes ont enrichi, modifié et révisé l’univers des backrooms en interagissant les uns avec les autres. Comme une sorte de cerveau collectif où chaque participant à l’histoire tiendrait le rôle de neurone. D’une photo a émergé une idée, de cette idée, un folklore et de ce folklore, un film. Analyse en vidéo d’un processus créatif singulier. À lire aussi : Kane Parsons, réalisateur du phénomène “Backrooms” : “On a évité les écueils du vernis hollywoodien” Cinéma Internet YouTube Vidéos Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner
“Backrooms” : on vous explique la légende urbaine née sur Internet
VIDÉO – En salles depuis mercredi, le premier film d’horreur du youtubeur star Kane Parsons transpose sur grand écran l’univers des “backrooms”. Mais c’est quoi au juste, les “backrooms” ? Explications.









