Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Économie Économie Économie L’augmentation de l’endettement public n’est pas seulement la conséquence d’une insouciance des Etats : c’est aussi le moyen d’éponger un trop-plein mondial d’épargne, analyse, dans un entretien au « Monde », l’auteur de « Géopolitique de la dette ». Article réservé aux abonnés L’économiste Anton Brender, qui a enseigné à l’université Paris-Dauphine, est l’ancien directeur du Centre d’études prospectives et d’information internationale. Il vient de publier Géopolitique de la dette. Où va l’épargne du monde ? (éd. Odile Jacob, 192 pages, 21,90 euros). Dans votre livre, vous donnez l’impression de penser que le débat sur l’endettement public est mal posé. Pourquoi ? On oublie, en effet, que la montée de l’endettement est le pendant nécessaire de l’accumulation d’épargne. Partout, en Chine comme aux Etats-Unis ou en Europe, l’argent que les ménages mettent de côté trouve sa principale contrepartie dans une émission de dettes, de dettes publiques notamment. Dans les manuels d’économie, on explique que l’épargne des ménages finance l’investissement des entreprises. C’est ce qui devrait normalement se passer, mais ce n’est plus le cas. Prises toutes ensemble, les entreprises n’émettent presque plus d’actions et assez peu de dettes. Les ménages, eux, mettent toujours plus d’argent de côté. Ils ne pourraient le faire sans une hausse de l’endettement public. Cette montée des dettes publiques, dans un monde où, pendant longtemps, les pressions inflationnistes ont largement été absentes, est le reflet d’un dérèglement du capitalisme. Il vous reste 80.59% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Anton Brender, économiste : « La montée des dettes publiques est le reflet d’un dérèglement du capitalisme »
L’augmentation de l’endettement public n’est pas seulement la conséquence d’une insouciance des Etats : c’est aussi le moyen d’éponger un trop-plein mondial d’épargne, analyse, dans un entretien au « Monde », l’auteur de « Géopolitique de la dette ».
Brender analyse l'endettement public comme reflet d'un excès d'épargne mondiale, pas seulement de l'incurie : les ménages épargnent plus mais les entreprises n'investissent plus. Ce dysfonctionnement du capitalisme affecte la disponibilité de capital-risque et la stabilité des marchés.









