Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Finances publiques Finances publiques Finances publiques Chronique Françoise Fressoz Editorialiste au « Monde » La somme des réformes à engager pour éviter d’être asphyxiés par la charge de la dette est telle qu’un sérieux doute pèse sur la capacité des candidats à l’élection présidentielle à affronter le problème, note, dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ». Publié aujourd’hui à 05h00, modifié à 09h13 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés Plus l’échéance présidentielle approche, plus l’équation des candidats se complique. On savait, depuis le début du second quinquennat d’Emmanuel Macron, le pays gravement handicapé par le niveau de son endettement (116,6 % du produit intérieur brut) : depuis que les taux d’intérêt sont redevenus positifs et augmentent, la charge de la dette ne cesse de croître et de peser sur les dépenses de l’Etat. Or voilà, à présent, le pays menacé de récession par la guerre au Proche-Orient ouverte par le président des Etats-Unis, Donald Trump, et le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou. Le gouvernement assiste, impuissant, au déroulement d’un conflit sur lequel il n’a pas de prise et dont nul n’entrevoit l’issue. Chaque semaine qui passe l’oblige à augmenter le volume des économies budgétaires pour tenir à peu près la barque. Il le fait sous le regard critique de ceux qui le pressaient, naguère, de dépenser plus et lui reprochent aujourd’hui de mal documenter les annulations de crédits et les coupes auxquelles il est obligé de procéder. De 6 milliards d’euros, l’addition est en train de monter à 10 milliards d’euros, si ce n’est plus, pour tenter de ne pas trop s’éloigner de l’objectif de déficit fixé à 5 % du PIB en 2026. La préparation du budget 2027, qui se déroulera en pleine campagne présidentielle, ressemble à une mission impossible. Pour tenir ses engagements, le gouvernement devra procéder à un ajustement de plus de 50 milliards d’euros, ce qui paraît hors de portée au regard des psychodrames politiques qui ont présidé à l’adoption des deux derniers budgets, pour des montants beaucoup moins importants. Il vous reste 73.37% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Face au mur budgétaire, le contraste est grand entre le cri d’alarme lancé par les experts et la quasi-paralysie des politiques »
CHRONIQUE. La somme des réformes à engager pour éviter d’être asphyxiés par la charge de la dette est telle qu’un sérieux doute pèse sur la capacité des candidats à l’élection présidentielle à affronter le problème, note, dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ».






