La journaliste Anne-Sophie Novel, à Paris, le 26 mai 2026. JULIE BALAGUÉ POUR M LE MAGAZINE DU MONDE
Je reviens toujours à l’écologie et à l’alimentation. J’ai fait des études d’économie à la fac de Bordeaux, puis à Sciences Po Paris. Pour ma thèse sur « les leviers et les sanctions financières et commerciales contre le terrorisme », j’ai fait des recherches qui m’ont amenée à saisir les enjeux liés aux ressources naturelles. Je voulais être journaliste, le domaine de l’écologie m’a semblé une évidence. En 2009, inspirée par le mouvement Slow Food, j’ai écrit mon premier livre sur le locavorisme, Le Guide du locavore [Eyrolles, 2010], et j’ai commencé à m’alimenter uniquement avec des ingrédients sourcés à moins de 200 kilomètres à la ronde.
A partir de 2014, j’ai commencé à enquêter sur notre rapport à l’information et au traitement médiatique de l’écologie. Je cherchais une manière simple d’expliquer pourquoi il est important de mieux s’informer sur ces sujets. Le meilleur parallèle que j’ai trouvé, c’est l’alimentation. Il fallait que les gens comprennent que l’information dont ils se nourrissent avait un impact sur leur santé mentale. On consomme de la junk news, c’est facile à avaler, mais il faut reprendre la main sur ce dont on nourrit nos cerveaux.








