Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Iran Iran Iran Le protocole d’accord signé le 17 juin par les Etats-Unis et l’Iran prévoit, notamment, de rendre ces actifs détenus hors du pays de nouveau accessibles. Le président américain pourrait faciliter leur transfert en invoquant des motifs de sécurité nationale. Article réservé aux abonnés Sur le montant total des avoirs iraniens gelés à l’étranger – dont le déblocage figure parmi les dispositions du protocole d’accord conclu entre Téhéran et Washington mercredi 17 juin –, aucun chiffre officiel ne fait consensus. Les estimations varient considérablement : les autorités iraniennes évoquent au moins 100 milliards de dollars (87,54 milliards d’euros), tandis que certains experts avancent une somme supérieure à 150 milliards. La majeure partie de ces fonds correspond à des revenus pétroliers accumulés au fil des ans, notamment en Chine, en Inde, en Corée du Sud ou au Japon. Ces recettes se sont retrouvées bloquées après le retrait unilatéral, en 2018, des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 (JCPoA), sous la première présidence de Donald Trump, suivi du rétablissement des sanctions américaines. Depuis lors, Washington est parvenu à entraver le règlement d’une partie des exportations pétrolières iraniennes en s’appuyant sur la place centrale du dollar dans les échanges internationaux. Le département du Trésor peut en effet sanctionner les institutions financières qui contreviennent aux mesures américaines et les exclure du système financier libellé en dollars. « Large autorité unilatérale » La Chine demeure de loin le principal acheteur de pétrole iranien. Les avoirs iraniens qui y sont immobilisés sont généralement estimés entre 20 milliards et 50 milliards de dollars. L’Irak constitue également un cas emblématique. Grand importateur d’électricité et de gaz iraniens, le pays a longtemps été empêché de régler ses achats en raison des sanctions américaines. Washington a, à plusieurs reprises, suspendu ou limité les dérogations permettant à Bagdad d’effectuer ces paiements. Au Qatar, environ 6 milliards de dollars d’avoirs iraniens précédemment bloqués en Corée du Sud ont été transférés, en 2023, dans le cadre d’un accord ayant permis la libération de plusieurs prisonniers américains détenus en Iran. Ces fonds devaient être exclusivement consacrés à des achats humanitaires. Mais, à la demande de Washington, Doha en a de nouveau gelé l’accès après les attaques du Hamas du 7 octobre 2023, le mouvement palestinien étant soutenu par Téhéran. Il vous reste 31.34% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Débloquage des avoirs iraniens gelés à l’étranger : l’Iran pourrait récupérer de 100 milliards à 150 milliards de dollars
Le protocole d’accord signé le 17 juin par les Etats-Unis et l’Iran prévoit, notamment, de rendre ces actifs détenus hors du pays de nouveau accessibles. Le président américain pourrait faciliter leur transfert en invoquant des motifs de sécurité nationale.













