Téhéran conditionne tout accord de paix au déblocage de ses fonds gelés par les sanctions américaines. De l’argent qui permettrait à l’Iran, dont l’économie est fragilisée, de sortir la tête de l’eau.Le gouvernement iranien a estimé le coût de la reconstruction de l’après-guerre à 270 milliards de dollars. AFPC’est un point sur lequel l’Iran reste inflexible. Alors que Téhéran a assuré mercredi soir examiner une énième proposition de paix américaine, le ministère des Affaires étrangères a réitéré l’exigence d’un « dégel des avoirs iraniens bloqués ». Une condition sur laquelle Téhéran semble faire preuve de fermeté dans les négociations en vue de mettre fin au conflit avec les États-Unis et Israël.Il faut dire que l’économie iranienne subit de plein fouet les sanctions américaines, dont les premières remontent aux débuts de la République islamique en 1979. Depuis, les administrations américaines successives ont continué d’utiliser le gel des avoirs comme un outil de négociation avec le régime.