Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie États-Unis États-Unis États-Unis Mercredi 17 juin, la banque centrale américaine a laissé ses taux directeurs inchangés et évoqué une possible hausse d’ici la fin de l’année, en raison de l’inflation engendrée par le conflit au Moyen-Orient. Critiquant les indicateurs utilisés par l’institution, son nouveau président a lancé des groupes de travail pour la réformer. Article réservé aux abonnés La Réserve fédérale américaine (Fed, banque centrale) a changé de président, mais pas de politique monétaire. L’institution a maintenu à l’unanimité ses taux directeurs stables (entre 3,5 % et 3,75 %), à l’issue de la première réunion dirigée par Kevin Warsh, mardi 16 et mercredi 17 juin. L’économiste a été désigné par Donald Trump, qui espérait voir une baisse rapide des taux, mais ce dernier risque de déchanter : les projections publiées par la banque centrale montrent que la moitié des membres du Federal Open Market Committee (FOMC), son comité de politique monétaire, anticipent une ou plusieurs hausses avant la fin de l’année, quand un seul d’entre eux envisage une baisse. Kevin Warsh n’a lui-même pas fait de prévision dans un sens ou dans l’autre, ce qui le préserve des deux maux qui le guettent, déplaire à la Maison Blanche ou se désolidariser du comité qu’il dirige désormais. Kevin Warsh incarne à lui tout seul le dilemme de cette nouvelle Fed. Cet économiste qui a longtemps été classé plutôt parmi les « faucons », les partisans d’une politique monétaire plus restrictive, a assoupli ses positions, ce qui lui a permis d’entrer dans les bonnes grâces présidentielles. Au moment où il a été désigné par Donald Trump, en janvier, avant d’être confirmé par le Sénat en mai, la perspective d’une baisse des taux semblait plausible, avec un marché du travail et une inflation en baisse. Mais la guerre en Iran est passée par là, faisant fortement monter les prix, quand l’emploi s’est mieux porté que prévu. Il vous reste 68.8% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Nommé par Donald Trump à la tête de la Fed, Kevin Warsh promet de remodeler l’institution
Mercredi 17 juin, la banque centrale américaine a laissé ses taux directeurs inchangés et évoqué une possible hausse d’ici la fin de l’année, en raison de l’inflation engendrée par le conflit au Moyen-Orient. Critiquant les indicateurs utilisés par l’institution, son nouveau président a lancé des groupes de travail pour la réformer.













