Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Agriculture & Alimentation Agriculture & Alimentation Agriculture & Alimentation Les eurodéputés ont définitivement adopté, le 17 juin, le texte dérégulant les plantes issues des technologies d’édition du génome, après avoir rejeté les amendements destinés à imposer leur traçabilité et à interdire leur brevetabilité. Article réservé aux abonnés L’agriculture du Vieux Continent entre dans une nouvelle phase de son histoire. Le Parlement européen a définitivement adopté, mercredi 17 juin en séance plénière, le règlement dit « NGT » (pour « nouvelles techniques génomiques »), destiné à déréguler les plantes issues des technologies d’édition du génome. Les eurodéputés ont rejeté à de larges majorités une série d’amendements déposés par les Verts et les sociaux-démocrates, destinés à imposer la traçabilité de ces « nouveaux OGM », et à en interdire la brevetabilité. Le texte est ainsi définitivement adopté, grâce aux voix d’un arc allant des centristes de Renew à l’extrême droite du Parlement, en passant par le Parti polaire européen. Pour leurs partisans, les NGT pourraient permettre d’accélérer la mise au point de variétés capables de tolérer sécheresses et températures élevées, par exemple, sans pour autant représenter de risques substantiels pour la santé et l’environnement. Pour leurs détracteurs, l’innocuité des NGT n’est pas démontrée et ces variétés constituent, surtout, le cheval de Troie des grands groupes semenciers et agrochimiques pour breveter le vivant et exiger le paiement de licences d’exploitation, de la part des PME semencières et des exploitants. Il vous reste 78.03% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.