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ReportageLa commission environnement du Parlement européen doit voter, vendredi 12 juin, la dérégulation des plantes issues des nouvelles techniques génomiques, qui devraient être protégées par des brevets. Une évolution perçue comme une menace par le secteur de la production de semences, très dynamique en France.

Derrière le parking, des dizaines de serres et de tunnels d’essai s’alignent, et détonnent avec l’architecture contemporaine du bâtiment. Grosse PME de près de 200 salariés, Gautier Semences n’a plus grand-chose à voir avec la ferme familiale qui, à quelques centaines de mètres de là, sur ce même territoire du piémont des Alpilles, sélectionnait dans les années 1950 ses variétés de légumes pour les maraîchers de la région. La société crée toujours des variétés de salades, de haricots, de tomates et d’une diversité de cultures légumières, mais elle exporte désormais ses semences dans plus de 50 pays, dont la Chine. Les lieux aussi ont changé. Refaits à neuf à l’automne 2025, les locaux affichent un design épuré de grands open spaces où s’affairent de jeunes ingénieures et ingénieurs derrière leur écran – on se croirait plus volontiers dans les bureaux d’une start-up parisienne qu’à une dizaine de kilomètres au sud d’Avignon, dans les faubourgs d’Eyragues (Bouches-du-Rhône), 4 300 habitants.