Le pianiste sud-africain Abdullah Ibrahim, sur la scène du Cape Town International Jazz Festival, au Cap, le 27 mars 2026. GIANLUIGI GUERCIA / AFP

Le pianiste et compositeur de jazz sud-africain Abdullah Ibrahim, à la renommée mondiale, est mort, lundi 15 juin, à l’âge de 91 ans en Allemagne, a annoncé sa famille. En mars, il s’était produit une dernière fois en Afrique du Sud, lors du festival international de jazz du Cap, sa ville de naissance. Il laisse derrière lui une musique singulière au parfum d’exil du temps de l’apartheid.

Métis du Cap, selon une classification du régime ségrégationniste qui l’a forcé à vivre entre l’Europe et les Etats-Unis pendant des décennies, Abdullah Ibrahim se distinguait sur scène par la simplicité de son jeu épuré et ses lignes mélodiques nettes.

Il fuit l’Afrique du Sud en 1962, année où Nelson Mandela, leader du mouvement contre l’apartheid, est arrêté puis condamné à la prison à vie. Mais Abdullah Ibrahim garde un lien fort avec son pays d’origine à travers sa musique. Baptisé Adolph Johannes Brand en 1934, il prend des cours de piano dès ses 7 ans, sous l’influence de sa mère, pianiste à l’église mais aussi lors de projections de films muets.

Découvert par Duke Ellington