Longtemps exilé aux États-Unis, proche de Mandela, auteur d’une musique joyeuse et sans colère, le pianiste eut une influence esthétique et politique immense. Il s’est éteint le 15 juin, à 91 ans. Le pianiste sud-africain en Allemagne, en 2019. Photo Laetitia Vancon/The New York Times-Redux-Rea Par Louis-Julien Nicolaou Réservé aux abonnés Publié le 16 juin 2026 à 15h00 Le 10 mai 1994, lors de l’investiture qui faisait de lui le premier président noir d’Afrique du Sud, Nelson Mandela déclara : « Bach ? Beethoven ? Nous avons mieux. » Et tandis que tous les regards de l’assistance suivaient le mouvement de sa main, il désigna Abdullah Ibrahim, auréolé de lumière. L’épisode est légendaire. Peu importe. Car l’homme élu par Mandela et décédé le 15 juin à 91 ans fut un immense pianiste, compositeur, militant anti-apartheid et, véritablement, un saint homme. Né en 1934, au Cap, Abdullah Ibrahim porta d’abord le nom d’Adolph Johannes Brand, raccourci en Dollar Brand. Métis donc, considéré comme Noir selon les normes racistes sud-africaines — l’apartheid Cet article est réservé aux abonnés S'abonner, 9,99€ 2,49€/mois pendant 1 an sans engagement, résiliable à tout moment Voir toutes nos offres Musique Disparition Afrique du Sud Jazz Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner
Mort du pianiste Abdullah Ibrahim, maître du jazz sud-africain
Longtemps exilé aux États-Unis, proche de Mandela, auteur d’une musique joyeuse et sans colère, le pianiste eut une influence esthétique et politique immense. Il s’est éteint le 15 juin, à 91 ans.










