Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Disparitions Disparitions Disparitions Musiques Musiques Musiques Soutien du mouvement anti-apartheid, le musicien avait dû s’exiler de son pays à deux reprises. Il s’est éteint, le 15 juin, à l’âge de 91 ans, au terme d’une carrière longue de sept décennies. Article réservé aux abonnés Pianiste de jazz dont la musique relevait d’une quête du beau, vibrant d’une force intérieure que l’on pourrait appeler « spiritualité », chez qui la retenue de la note n’empêchait pas une expression d’énergie, compositeur de mélodies rendant la diversité des airs et des rythmes de son pays natal, l’Afrique du Sud, Abdullah Ibrahim est mort, lundi 15 juin, en Allemagne, à l’âge de 91 ans. Un communiqué de sa famille, sans plus de précisions sur les causes du décès du musicien, a indiqué qu’il s’était « éteint paisiblement en ayant l’Afrique du Sud et son peuple dans son cœur ». Abdullah Ibrahim, né Adolph Johannes Brand le 9 octobre 1934 dans le quartier de Kensington au Cap, en Afrique du Sud, fait ses débuts professionnels sous le nom de Dollar Brand. Ce surnom de « Dollar » pourrait lui avoir été donné lorsque, adolescent, il apostrophait des marins américains de passage dans le port du Cap pour leur acheter ses premiers disques de jazz. Après sa conversion à l’islam, en 1968, il prendra le nom d’Abdullah Ibrahim. Toutefois celui de Dollar Brand figurera encore pendant quelques années sur les pochettes de certains de ses enregistrements, les producteurs de ses diverses maisons de disques préférant mettre en avant le patronyme par lequel il avait d’abord été connu. Il vous reste 86.04% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.