Publié le 15 juin 2026 à 20:48.
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Il avait la silhouette de Mandela, géant efflanqué au visage grave, encadré par une chevelure touffue poivre et sel: l’élégant pianiste de jazz sud-africain Abdullah Ibrahim s’est éteint lundi en Allemagne à 91 ans, laissant une musique singulière au parfum d’exil du temps de l’apartheid. En mars, il s’était produit une dernière fois devant le public sud-africain lors du Festival international de jazz du Cap, sa ville de naissance. Le pianiste «s’est éteint paisiblement entouré de sa famille en Allemagne, des suites d’une courte maladie», a précisé sa famille dans un communiqué.Métis du Cap, selon une classification du régime ségrégationniste qui l’a forcé à vivre entre l’Europe et les États-Unis pendant des décennies, Abdullah Ibrahim se distinguait sur scène par la simplicité de son jeu épuré et ses lignes mélodiques nettes. Il fuit l’Afrique du Sud en 1962, année où Nelson Mandela (1918-2013), leader du mouvement contre l’apartheid, est arrêté puis condamné à la prison à vie. Mais Abdullah Ibrahim garde un lien fort avec son pays d’origine à travers sa musique.
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