S’il est élu premier ministre à l’automne prochain, le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, compte retirer le Québec du projet de train à grande vitesse (TGV) d’Alto qui doit relier la ville de Québec à Toronto. Le chef péquiste affirme vouloir utiliser « la part du Québec », qu’il évalue à près de 40 milliards de dollars, pour investir « dans les infrastructures prioritaires pour les Québécois ».« Les sommes sont tellement immenses qu’on pourrait, à la place, rénover la quasi-totalité de nos infrastructures vétustes : écoles, hôpitaux, routes et infrastructures de transport collectif », soutient M. St-Pierre Plamondon dans un communiqué diffusé tôt mardi.Reconnaissant que « cette prise de position ne sera pas nécessairement populaire », le chef péquiste a dit ne pas pouvoir « cautionner ce gaspillage au détriment des projets vitaux pour la population ». « Le Parti québécois n’est en ce sens pas opposé au TGV comme moyen de transport ou dans l’absolu, mais nous croyons tout simplement que l’urgence est à l’entretien et à la rénovation de nos infrastructures, pas au coupage de rubans. »
Lundi, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a affirmé en mêlée de presse que son parti s’opposait au projet de TGV d’Alto « sous cette forme » comme Ottawa agit de « manière grossière, vulgaire, irrespectueuse » face aux populations qui habitent sur et autour des potentiels tracés.Paul St-Pierre Plamondon tire son chiffre d’une facture de 40 milliards de dollars pour le Québec d’une sortie publique du député bloquiste de Mirabel Jean-Denis Garon qui affirmait en mai dernier que le TGV pourrait coûter plus de 200 milliards de dollars.L’entreprise Alto prévoit pour le moment un coût de 90 milliards de dollars pour construire les près de 1000 kilomètres de rails et les trains qui y circuleront. Aux yeux de M. Garon, ce montant ne tient pas en compte les dépassements de coûts qui sont, selon lui, à anticiper dans de tels projets.Plus de détails suivront.













