Des centaines d’armes ont été saisies par la police dans les écoles du Québec ces dernières années. Des couteaux surtout, mais aussi des imitations d’armes à feu, des armes à impulsion électrique, des poings américains et quelques machettes. Le Devoir a obtenu des chiffres qui, bien que partiels, témoignent d’un phénomène préoccupant.
Dans la cour d’une école d’Abitibi-Témiscamingue, une surveillante constate qu’un jeune a une « arme à pétards » sur lui. « En regardant les caméras, on aperçoit qu’un autre élève détenait l’arme et [la] pointait vers ses amis en riant », écrit l’intervenante dans le rapport d’événement. Dans une seconde école de la région, près des casiers, un jeune « veut s’en prendre à un autre élève avec un couteau fait de plastique par une imprimante 3D, très coupant et pointu ».Dans le vestiaire sportif d’une école en banlieue de Québec, un jeune voit un gros couteau tomber du sac d’un camarade. Il en informe la direction, qui rencontre le principal intéressé. « Sans hésiter, il nous a remis le couteau. Il mentionne qu’il a peur, qu’il craint pour sa sécurité, mais il n’est pas capable de nous expliquer les causes », écrit l’intervenant.Sur le terrain d’une école de Longueuil, durant la pause de l’avant-midi, un jeune asperge un autre élève de poivre de Cayenne. Dans les toilettes d’un autre établissement de la Rive-Sud, un adolescent se prend en photo avec un couteau. Dans l’autobus scolaire, un enfant du primaire fait peur à ses camarades en jouant avec le chargeur d’un fusil à plomb et demande à un ami « qui il tuerait avec une telle arme ».Ces événements tirés de rapports des trois dernières années illustrent un phénomène plus large qu’on peut observer dans les écoles du Québec.












