Le Grand Jury de Jean-Noël Barrot
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"Après le printemps des candidatures doit venir le printemps des projets." Alors que le bloc central est pour le moment divisé pour l'élection présidentielle de 2027, puisque Gabriel Attal et Edouard Philippe ont tous les deux annoncé leurs candidatures, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, espère voir ces candidatures se décanter. "Je vois les candidatures fleurir, c'est le printemps. Maintenant, je voudrais voir aussi fleurir les projets, les visions, les idées", affirme-t-il sur le plateau du Grand Jury RTL - Le Figaro - Public Sénat - M6 ce dimanche 7 juin.
Pour le ministère des Affaires étrangères, ce sont désormais les idées qui doivent départager les candidats du bloc central. "La condition nécessaire pour pouvoir rassembler et gagner, c’est d’abord de passer par une phase d’affirmation des idées. Les candidats doivent le faire." Sa propre famille politique, le Modem, "n’a aujourd’hui pas de candidat sur la ligne de départ" mais "a vocation à présenter une vision devant les Français, à dire ce que sont les questions qu’elle souhaite voir abordées et tranchées", affirme-t-il.
Des candidatures "légitimes"Jean-Noël Barrot affirme néanmoins que les candidatures de Gabriel Attal et Edouard Philippe sont "légitimes", et ce malgré les nombreuses critiques qui pleuvent aujourd'hui à l'encontre de ces héritiers du macronisme. "On ne doit pas rougir d’avoir participé aux majorités successives qui ont fait avancer un certain nombre de sujets. On doit être aussi lucide sur le fait, d’une part, que tout n’a pas été nécessairement réussi, mais surtout que depuis 2017, le monde a changé, s’est durci, la compétition s’est aggravée, nous avons vu les conflits autour de nous se multiplier. Nous avons besoin d’un projet d’audace et de conquête pour notre pays."








