Il a récemment évoqué la nécessité pour le centre de présenter un projet devant les Français : Jean-Noël Barrot, le ministre des affaires étrangères et vice-président du MoDem, a organisé, dimanche 28 juin, une journée de débats baptisée Fête de la démocratie, à Versailles.

Devant environ 700 personnes, il a distillé quelques propositions. « Ce n’est pas parce qu’on n’est pas candidat à la présidentielle qu’on doit garder sa langue dans sa poche », a affirmé M. Barrot.

Il a évoqué un « risque » de voir la présidentielle « confisquée » par le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI), « deux poisons différents » mais « mortels pour la démocratie et pour la France ». Chacun étant, selon lui, en quête de « boucs émissaires » : pour le RN, « l’étranger, le musulman, l’audiovisuel public », et pour LFI, « le riche, le juif, le journaliste ».

Allié avec le MoDem à Emmanuel Macron depuis 2017, le ministre a également évoqué une « fatigue démocratique » après « des décennies d’aveuglement des élites face aux grands bouleversements du monde » et leur « déni face à la colère grandissante des classes moyennes et populaires ». En 2027, « pour être crédible, celui ou celle qui sera élu devra s’engager à rendre le pouvoir aux Français », a estimé M. Barrot.