Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Virus Ebola Virus Ebola Virus Ebola Alors que les livraisons de matériel se multiplient et que les capacités de dépistage augmentent, de nombreux obstacles persistent, notamment sur le plan logistique et dans l’adhésion des populations. Article réservé aux abonnés « Nous sommes encore en retard », a reconnu, face à la presse, mercredi 3 juin à Genève, le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais la riposte sanitaire face à la nouvelle épidémie de virus Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda commence enfin à se déployer. De retour de l’Ituri, foyer principal de contamination situé dans l’est de la RDC, le patron de l’OMS s’est dit « très encouragé par le niveau d’engagement » sur le terrain. Les autorités congolaises se sont montrées plus catégoriques, lors d’une conférence de presse organisée à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, le 28 mai. D’un ton rassurant, Samuel-Roger Kamba, ministre de la santé, a estimé que l’épidémie durerait encore « entre quatre et six mois » avant de s’éteindre. Dans la foulée, Kinshasa a drastiquement revu ses chiffres relatifs au nombre de cas suspects à la baisse : de 906, le 29 mai, ceux-ci ont chuté à 116 le 2 juin. Les cas confirmés, eux, sont évalués à 381 à la date du 4 juin, pour 63 décès confirmés. L’augmentation, ces derniers jours, du nombre de personnes diagnostiquées, ainsi que des capacités d’analyse des tests des trois laboratoires de Bunia, Goma et Kinshasa expliquent – en partie du moins – la réduction du nombre de cas suspects. Mais le nombre de personnes testées depuis le début de l’épidémie reste faible : près de 1 000, selon les données officielles. Il vous reste 79.5% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.