Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Congo-RDC Congo-RDC Congo-RDC La maladie se répand plus rapidement que les 16 épidémies précédentes qu’a connu le pays depuis l’identification d’Ebola en 1976. Le gouvernement assure agir avec force, ce dont doutent de nombreux acteurs de terrain. Article réservé aux abonnés A Kinshasa, le message officiel se veut rassurant face à l’épidémie de maladie à virus Ebola Bundibugyo (MVB), qui poursuit sa propagation dans une zone reculée et instable de la République démocratique du Congo (RDC). « Le gouvernement a pris la pleine mesure du défi et apporté en très peu de temps une réponse financière et logistique robuste », déclarait récemment au Monde Patrick Muyaya, ministre de la communication. Mais la réalité semble contredire ce récit d’une machine de guerre médicale bien huilée pour affronter cette épidémie officiellement déclarée comme telle le 15 mai par les autorités congolaises. Le dernier exemple vient de Bunia, chef-lieu de la province d’Ituri, qui concentre plus de 90 % des cas. La ville est devenue l’avant-poste médical stratégique sur le front de la lutte contre le virus. Dans cette zone éloignée des éléments de langage d’une capitale située à 3 000 kilomètres par la route, les agents de santé étaient en grève vendredi 10 juillet. Ils protestent contre le non-paiement de leurs indemnités depuis plus d’un mois et la dégradation de leurs conditions de travail. Selon le Centre africain de prévention et de contrôle des maladies (Africa CDC), 112 agents de santé ont été contaminés par le virus et 35 sont morts. Il vous reste 78.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
L’épidémie d’Ebola, toujours hors de contrôle, se propage en RDC à une vitesse record
La maladie se répand plus rapidement que les 16 épidémies précédentes qu’a connu le pays depuis l’identification d’Ebola en 1976. Le gouvernement assure agir avec force, ce dont doutent de nombreux acteurs de terrain.








