Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Congo-RDC Congo-RDC Congo-RDC Plus de 100 morts d’Ebola et 395 cas suspects étaient recensés en République démocratique du Congo le 18 mai au soir. Deux jours plus tôt, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré une « urgence de santé publique de portée internationale », son deuxième niveau d’alerte le plus élevé. Article réservé aux abonnés Les autorités congolaises sont lancées dans une course contre la montre. Et elles ont pris du retard. Déclarée officiellement le 15 mai, l’épidémie d’Ebola, qui se répand dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), est d’une ampleur que les chercheurs peinent encore à mesurer. D’après les derniers chiffres donnés au Monde, lundi 18 mai, par Jean Kaseya, directeur général des centres africains de contrôle et de prévention des maladies, 104 décès liés au virus et 395 cas suspects ont été signalés. Des personnes âgées de 20 à 39 ans pour la plupart, habitant dans les environs de Bunia, la capitale régionale de l’Ituri. Dirigée par un gouverneur militaire depuis qu’elle a été placée sous état de siège en 2021, cette province frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud, où pullulent les groupes armés, est l’un des principales zones aurifères de RDC. Et c’est précisément dans une de ces communes rurales où se pressent des milliers de mineurs artisanaux que l’épidémie semble avoir commencé. Selon un communiqué diffusé le 15 mai par le ministère congolais de la santé, le premier cas confirmé par les autorités est celui d’un infirmier décédé au centre médical évangélique de Bunia, dont l’infection « remonterait au 24 avril dans la zone de santé de Rwampara. » Plusieurs décès ont été signalés dans cette localité, mais l’épicentre de l’épidémie serait situé à quelque 75 kilomètres plus au nord, dans la ville minière de Mongbwalu. Il vous reste 78.58% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.