Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Cuba Cuba Cuba L’administration Trump a contraint les entreprises étrangères opérant dans l’île avec la holding cubaine à cesser leurs activités au 5 juin en les menaçant de sanctions. Opaque et tentaculaire, Gaesa a étendu ses activités au tourisme, après avoir mis la main sur l’énergie, les télécommunications, les ports, les mines ou encore les banques. Article réservé aux abonnés Pour l’économie cubaine, déjà exsangue, c’est l’estocade. Après le blocus pétrolier quasi total imposé par Washington le 29 janvier, vendredi 5 juin a expiré l’ultimatum de l’administration Trump pour que les entreprises étrangères rompent tout lien économique avec Gaesa – le conglomérat militaire cubain qui contrôle une grande partie de l’économie de l’île – sous peine de sanctions. Cette situation pourrait permettre à des entreprises américaines de prendre leur place. Et pourrait faire plier Cuba sans qu’il soit besoin d’une intervention militaire, menace brandie depuis l’enlèvement, à Caracas, du président vénézuélien, Nicolas Maduro. Ces derniers jours, la chaîne hôtelière canadienne Blue Diamond, les espagnoles Iberostar et Melia et l’asiatique Archipelago International, qui géraient des dizaines d’établissements en partenariat avec Gaesa, ont successivement annoncé la cessation totale ou partielle de leurs activités sur l’île. Dès le mois de mai, la compagnie maritime française CMA CGM et l’allemande Hapag-Lloyd avaient suspendu leurs livraisons vers Cuba. Mercredi 3 juin, La Havane a fait savoir, dénonçant « la stratégie d’asphyxie de Donald Trump contre le peuple de Cuba », qu’aucun paiement par Visa ou MasterCard ne serait plus possible à partir de samedi. Cela fait suite à la rupture des relations entre « une banque étrangère » (non nommée) et Fincimex, la branche financière de Gaesa. « C’est une situation inédite en Amérique latine », résume Janette Habel, politiste spécialiste de Cuba. Il vous reste 87.65% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.