Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Cuba Cuba Cuba Alors que l’île traverse une crise sociale aiguë, le gouvernement castriste a adopté des mesures qui font perdre à l’Etat son rôle directeur, ouvrant l’activité au capital privé et international. Washington, qui menace le régime d’une intervention militaire, a jugé ces réformes « superficielles ». Article réservé aux abonnés Ce sont 176 mesures qui changent radicalement les principes de l’économie socialiste en place à Cuba depuis la révolution en 1959. Le comité central du Parti communiste de Cuba, puis l’Assemblée législative les ont adoptées, jeudi 18 juin, alors que l’île castriste traverse la pire crise sociale de son histoire contemporaine. Depuis le mois de janvier, La Havane fait face à un blocus énergétique imposé par Washington, qui a également renforcé les sanctions, début juin, contre toute entreprise qui ferait du commerce avec Gaesa, le conglomérat militaire cubain qui contrôle une grande partie de l’économie de l’île. « Cuba traverse les heures les plus difficiles de ce siècle et nous avons la responsabilité historique de la sauver. Nous ne pouvons pas penser ni agir comme en temps normal, car ce ne sont pas des temps normaux », a expliqué le président cubain, Miguel Diaz-Canel, en prélude au vote des députés. Tant le chef de l’Etat que le premier ministre, Manuel Marrero Cruz, ont pesé leurs mots pour présenter ces mesures. Ni l’un ni l’autre n’ont jamais utilisé le terme de « capitalisme » mais ils ont très souvent prononcé la phrase « ouverture au capital privé et international », puisqu’il s’agit là du cœur de cette réforme. « Dans le texte de cette réforme, on voit souvent un mot qu’il ne fallait jamais dire : celui du marché », réagit l’économiste Omar Everleny Perez Villanueva, ancien professeur à l’université de La Havane. Il vous reste 78.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Sous la pression des Etats-Unis, Cuba entre dans l’ère de l’économie de marché
Alors que l’île traverse une crise sociale aiguë, le gouvernement castriste a adopté des mesures qui font perdre à l’Etat son rôle directeur, ouvrant l’activité au capital privé et international. Washington, qui menace le régime d’une intervention militaire, a jugé ces réformes « superficielles ».















