Une réunion du Parti communiste cubain, avec le président Miguel Diaz Canel (en vert, au centre) à la Havane, le 17 juin 2026. DANILO SUAREZ RICARDO/AFP
En pleine crise économique, accentuée par la pression des Etats-Unis, Cuba se lance dans une réforme qui ouvre son système vers plus d’économie de marché. « Le comité central du Parti approuve les nouvelles propositions de transformations économiques et sociales », a fait savoir, mercredi 17 juin, la télévision d’Etat, après que la plus haute autorité du Parti communiste cubain (PCC) s’est réunie en session plénière extraordinaire pour discuter d’une vingtaine de propositions de réformes.
Ces réformes, dévoilées récemment par le gouvernement, visent notamment à ouvrir davantage de secteurs à l’investissement privé, à attirer plus de capitaux des Cubains de l’étranger et à réduire la taille de l’Etat. Pour être définitivement adoptées, elles doivent encore être approuvées par l’Assemblée nationale du pouvoir populaire. Cette dernière se réunira en session extraordinaire jeudi, moins d’une semaine après que les réformes ont été annoncées par le président, Miguel Diaz-Canel.
Un peu plus tôt, l’influent ex-président cubain Raul Castro avait apporté son soutien à ces propositions destinées à relancer une économie en souffrance depuis plusieurs années et désormais étouffée par le blocus américain. Raul Castro n’a plus de fonction officielle mais reste, à 95 ans, au cœur des décisions concernant le futur de l’île communiste. Il a soutenu ces réformes dans une lettre présentée lors de la réunion plénière, les qualifiant de « ce qui convient le mieux à la révolution à l’heure actuelle », selon la présidence cubaine.












