Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Procès Procès Procès La cour d’assises de Loire-Atlantique a condamné jeudi 4 juin Martin Ney à la réclusion criminelle à perpétuité, pour l’enlèvement, la séquestration et le meurtre de Jonathan Coulom, en 2004. Article réservé aux abonnés Martin Ney, tueur en série et pédocriminel allemand de 55 ans, a, une nouvelle fois, été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité jeudi soir 4 juin, cette fois à Nantes. La peine a été assortie de vingt-deux ans de sûreté, d’une interdiction définitive du territoire français et d’une interdiction de détenir une arme pendant quinze ans. Les jurés de la cour d’assises de Loire-Atlantique, qui le jugeaient depuis le 19 mai, ont déclaré l’accusé coupable de l’enlèvement, de la séquestration et du meurtre de Jonathan Coulom, garçon de 10 ans dont le corps avait été retrouvé en 2004 ligoté et lesté d’un parpaing, dans un étang, à Guérande, quarante-trois jours après sa disparition dans un centre de vacances de Saint-Brevin-les-Pins. Déjà condamné à la peine maximale en 2012 en Allemagne pour les meurtres de trois garçons entre 1992 et 2001, il repartira sous peu exécuter sa peine dans son pays, où il ne pourra demander aucun aménagement avant 2043. A l’issue de treize jours de débats, les jurés se sont forgé une intime conviction. La tâche n’était pas aisée. Au regard de la gravité et de l’ancienneté des faits, de l’ampleur des investigations et de la personnalité de l’accusé, elle était même « vertigineuse », selon l’accusation. « Je ne veux pas la tête de Martin Ney, je veux que Martin Ney soit bien jugé », a prévenu l’avocate générale Sophie Husson, reconnaissant que l’enquête, « hors norme », n’avait pas permis d’apporter de preuve irréfutable de culpabilité. Il vous reste 70.63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.