Vingt-deux ans après les faits, le tueur en série allemand Martin Ney a été condamné, jeudi 4 juin, à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d’assises de Loire-Atlantique pour le meurtre, en 2004, de Jonathan Coulom, 10 ans. L’accusé, qui purge déjà en Allemagne une peine de prison à perpétuité pour le meurtre de trois enfants, a écouté impassible le verdict, rendu après cinq heures de délibéré.

Martin Ney a clamé son innocence tout au long du procès et ses avocates avaient plaidé jeudi l’acquittement au terme de douze jours d’audience. Sur le banc des parties civiles, la famille du petit garçon était en larmes à l’énoncé de la peine. « Enfin justice a été rendue pour notre fils. Il va pouvoir reposer en paix », a déclaré devant la presse le beau-père de Jonathan. Catherine Salsac, l’avocate de la maman, a décrit le « soulagement » de sa cliente. « On connaît enfin la vérité », a-t-elle ajouté.

Pour l’avocate générale, le meurtre du petit garçon porte la « signature criminelle » de Martin Ney. Dans une salle d’assises comble, elle a affirmé jeudi matin n’avoir « aucun doute » sur sa culpabilité et a évoqué la « gravité presque absolue » des faits.

Originaire du Cher, Jonathan avait disparu dans la nuit du 6 au 7 avril 2004 lors d’une classe de mer à Saint-Brévin-les-Pins. Son corps, lesté d’un parpaing, avait été retrouvé quarante-trois jours plus tard dans un étang situé à une trentaine de kilomètres du centre de vacances.