Publié le 04/06/2026 17:08

Mis à jour le 04/06/2026 17:10

Temps de lecture : 2min - vidéo : 4min

Avec l'association "Hope", Annabel Brourhant offre aux femmes ayant vécu un cancer de se retrouver entre elles, autour de l'équithérapie et de l'art. Des séjours complètement gratuits qui aident ces femmes à se reconstruire après une telle épreuve.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.L'idée pour la France d'Annabel Brourhant, fondatrice de l'association Hope, c'est d'accompagner des femmes qui ont vécu un cancer et de leur proposer des séjours entièrement gratuits autour de l'art et de l'équithérapie.Quatre jours pour retrouver du punch, de la joie de vivre et reprendre confiance après un cancer, c'est la promesse d'Annabelle. Et pour cela, elle n'est pas toute seule. Dans un haras savoyard, elles sont douze, venues soigner leurs blessures. Pour Annie-Rose, premier face à face avec le cheval, un drôle de thérapeute qui, en un regard, sait dénouer les inquiétudes. "Je ne pensais pas me laisser envahir par autant d'émotions. Je n'ai plus rien qui compte, mis à part lui et moi", chuchote-t-elle.Lydie aussi se laisse approcher. La confiance est réciproque. "Ça m'ouvre le cœur. Avec la maladie, je me suis coupée du monde. Je mettais tout de côté pour être forte", confie-t-elle. C'est presque une renaissance pour ces femmes. "C'est vraiment ça, une rencontre entre deux êtres vivants. L'un qui est non-jugeant, l'autre qui se pose plein de questions. Et tout d'un coup, si la bulle se fait, c'est comme si c'était un libératoire", explique Annabel Brourhant, fondatrice de l'association Hope.Annabel a vécu quatre cancers. Elle sait de quoi elle parle. Un cancer du sein, deux mélanomes, une récidive. C'est grâce à sa passion du cheval qu'elle a pu rebondir et créer Hope. "Je me suis aperçue qu'être auprès de mes chevaux me faisait complètement oublier la maladie. J'avais envie de bouffer la vie parce que je me suis dit peut-être que je ne serais pas là demain ou l'année prochaine", souligne-t-elle. Alors, avec cette énergie hors norme, elle aide les femmes à se remettre en selle pendant et après leur traitement. "Je pense qu'on leur donne une petite boîte à outils et, en fait, on leur donne le moyen de redémarrer autre chose", estime Annabel.Il y a trois mois, Muriel Verdon en a bénéficié. La voilà de retour comme bénévole en cuisine, heureuse d'avoir pu vider son sac : "Il y a des familles pour lesquelles le mot "cancer", c'est tabou. On ne veut pas entendre, parce que ça fait peur". Ici, elles partagent tout : la chambre, les bobos et tout ce qui blesse quand la maladie vous frappe. "C'est un endroit où on peut tout déposer et on se ressource énormément", assure Marie Elise Chetail, participante du séjour Hope. Le groupe, c'est aussi ça qui soigne. Ce matin-là, ensemble, elles participent à un atelier chant avec des chevaux où les émotions et les voix se libèrent. "Je n'arrivais plus à chanter, et là, avec cette bienveillance c'est revenu avec encore beaucoup plus d'émotions. C'est un nouveau départ, certainement", espère Emilie Chanel, participante. Main dans la main, ces guerrières nous ont invitées à chanter avec elles. Chaque année, des centaines de femmes réapprennent à vivre grâce à ces ateliers. Et Hope ne compte pas s'arrêter là.