La docteure Diane Khoury (Karin Viard) dirige La maison des femmes, un refuge de Saint-Denis, en banlieue de Paris où, avec son équipe, elle se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. Dans une perspective pluridisciplinaire, les soignantes offrent des soins médicaux — chirurgies réparatrices, avortements, suivis de grossesse —, du soutien psychologique, des recours légaux, ainsi que des ateliers artistiques et sportifs pour aider leurs protégées à reprendre confiance en elle et à commencer une nouvelle vie.Portée à bout de bras par un quatuor inoubliable — Diane, Manon (Laetitia Dosch), Inès (Oulaya Amamra) et Awa (Eye Haïdara) — la maison se voit toutefois menacée de fermeture par manque de fonds et de visibilité. Déterminées à ne pas laisser tomber celles à qui elles viennent en aide, les quatre amies et leurs collègues multiplieront les coups d’éclat pour maintenir le centre à flot, tout en naviguant les travers de leur vie personnelle, les grands deuils et les petites victoires que leur réserve leur métier, et une pandémie de COVID-19 qui menace de tout foutre en l’air.La cinéaste Mélisa Godet s’est inspirée du travail de la gynécologue obstétricienne Ghada Hatem, instigatrice de La maison des femmes de Saint-Denis, et des parcours de soins offerts dans son institution pour imaginer son tout premier film de fiction ; un projet ambitieux qu’elle réalise avec brio, en évitant tous les écueils de son sujet.Pour exposer pourquoi l’initiative de la Dre Hatem fonctionne et devrait servir d’inspiration, il était nécessaire de montrer l’éventail d’initiatives mises en œuvre par les équipes soignantes et bénévoles, ainsi que la diversité de parcours et d’expériences vécues par les femmes auxquelles elles viennent en aide.
«La maison des femmes»: pas une de plus
Mélisa Godet offre un film choral réussi sur les survivantes de violence et les soignantes qui les accompagnent.











