Perdre ses seins, ses cheveux, son copain, son emploi et ses repères : voilà ce qui accompagne le diagnostic de cancer du sein d’Agathe. Comme l’illustre la fiction Le gouffre lumineux, une maladie entraîne plusieurs dommages collatéraux et, pour y faire face, l’humour et de précieuses amitiés peuvent s’avérer essentiels. L’objectif de la comédie dramatique est de faire « œuvre utile » en dépeignant avec sensibilité une épreuve que vivra une Canadienne sur huit au cours de sa vie.Agathe, campée par la comédienne Marie-Ève Perron, reçoit son diagnostic peu avant son 45e anniversaire. Son monde s’écroule.L’histoire de la série est inspirée de celle d’Anick Lemay, qui a reçu un diagnostic de cancer du sein en 2018. Plusieurs aspects du parcours d’Agathe recoupent son propre récit, qu’elle a consigné à l’époque dans des chroniques pour le magazine Urbania. Mme Lemay a coécrit la série avec Mme Perron. C’est Julie Snyder qui a produit la fiction, qui sera disponible sur Tou.tv Extra dès jeudi.Le premier épisode commence par des images de la visite à l’hôpital d’Agathe pour une mammographie. Le gouffre lumineux suit ensuite, pas à pas, les bouleversements dans sa vie, de son diagnostic jusqu’à la fin de ses traitements.Rester fidèle à la réalitéLes scènes sont réalistes. Dans un épisode, le montage et les effets sonores donnent l’impression aux spectateurs de subir la biopsie. Des images crues de mastectomie sont également montrées.« Tu es tout nu avec Agathe, tu t’y identifies vraiment. [Et ce sont] de vrais appareils médicaux, dans de vrais hôpitaux. Ça ne sent pas le décor, ça sent l’hôpital », raconte Julie Snyder lors du visionnement de presse, mercredi avant-midi.