Dans cette pièce du “In”, l’artiste s’inspire de l’autrice Octavia E. Butler pour raconter la résistance de personnes grosses, marginalisées par le capitalisme. Un “gros remplacement” parfois nébuleux, mais toujours intrépide. Et formidablement incarné. S'abonner pour voir la note Photo Marikel Lahana Par Fabienne Pascaud Réservé aux abonnés Publié le 04 juillet 2026 à 07h30 Dans les allées par lesquelles entre avec brouhaha le public, déambule une animatrice de supermarché en costume de fermière normande. Elle invite à goûter à la cuillère une énorme motte de beurre. Qu’en paquets, sur scène, deux vendeuses disposent en pyramide, tels des lingots. Bienvenue à la célébration de la graisse ! « C’est l’histoire d’un monde qui n’aimait pas le beurre, ni l’huile, ni le gras, ni le gros, ni ce qui dépasse, ni ce qui glisse, s’étale et tache. Un monde qui préfère le liquide au solide », entend-on au début de la sidérante dernière création de Rébecca Chaillon. Deux décennies que la scandaleuse et généreuse artiste offre d’ordinaire l’opulente et vorace majesté de Cette critique est réservée aux abonnés S'abonner, 9,99€ 2,49€/mois pendant 1 an sans engagement, résiliable à tout moment Déjà abonné ? Se connecter Théâtre Festival d'Avignon 2026 Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner
Avignon 2026 : avec “La Parabole du seum”, Rébecca Chaillon donne chair à une fable spirituelle sidérante
Dans cette pièce du “In”, l’artiste s’inspire de l’autrice Octavia E. Butler pour raconter la résistance de personnes grosses, marginalisées par le capitalisme. Un “gros remplacement” parfois nébuleux, mais toujours intrépide. Et formidablement incarné.










