Publié le 04/06/2026 16:39

Mis à jour le 04/06/2026 16:39

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À Balizac (Gironde), Pascal Szitas, gérant de l'unique commerce du village, est en grande difficulté en raison de la flambée des prix. Pour sauver son café qui fait aussi épicerie, il a décidé de lancer un abonnement mensuel en ligne. Les habitants peuvent ainsi souscrire en payant entre 5 et 50 euros pour des services mais aussi des réductions sur le magasin.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.À la croisée de deux départementales, une grande bâtisse est, depuis l'été dernier, l'unique commerce du village. Une maison transformée en café-épicerie, ouvert 6 jours sur 7. Au menu, des produits frais locaux et un peu de restauration essentielle pour dépanner les habitants des villages. "Je trouve ça génial d'utiliser les produits locaux. Soutenir les petits commerces, c'est toujours une bonne chose", estime une habitante. "Parce que les villages vont mourir sinon. Il faut avoir de l'activité, il faut que les gens restent au village. On ne peut pas tous devenir citadins. On n'a pas envie de devenir citadins", affirme une autre.Mais depuis un mois, le commerce est en grande difficulté. Avec la flambée des prix, notamment du carburant, les clients dépensent moins. Les charges aussi augmentent. Le gérant n'a plus de trésorerie. "Là, on a un exemple concret de ce qui se passe quand on ne peut plus payer les factures. Donc je n'ai pas reçu de commande ce matin et le stand est vide. Quand les gens sont venus ce matin pour prendre des fruits et légumes, ils n'en ont pas trouvé", déplore Pascal Szitas, gérant du Café de Balizac (Gironde).Pourtant, le café organise des soirées et des animations qui attirent du monde. Mais ce n'est pas suffisant. Aujourd'hui, il vient de lancer sur Internet un système d'abonnement mensuel. Entre 5 et 50 euros par mois pour un café, une boisson, une pizza ou des réductions sur le magasin. Le but : une rentrée d'argent fixe tous les mois. "Il y a un sentiment d'urgence et il nous faut un maximum de souscriptions pour sauver le commerce du village et pour sauver la vie du village et les producteurs locaux", explique Pascal Szitas.Car l'épicerie joue essentiellement la carte des produits frais venant du secteur. C'est toute une économie locale qui en dépend, à commencer par Virginia Grubert, torréfactrice du village voisin. "Là, j'ai plusieurs commerçants qui ont déjà fermé parce que trop de charges, pas assez de rentabilité. Donc le problème des petits villages comme ça, c'est qu'il faut apporter plus de monde, il faut que les gens jouent le jeu", souligne-t-elle. En trois semaines, le café de Balizac a déjà recueilli une trentaine d'abonnements. Il lui en faudrait au moins le double pour survivre.