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EnquêteAlors que les Français se détournent de la lecture au profit du temps passé sur les écrans, les professionnels font face à des difficultés croissantes. Sauramps, à Montpellier, a été placé en liquidation judiciaire, Furet du Nord et Decitre sont en redressement judiciaire, tandis que nombre d’indépendants tentent de diversifier leurs activités pour tenir.
A première vue, les turpitudes géopolitiques autour du détroit d’Ormuz semblent bien éloignées des rayons ouatés des librairies françaises. Pourtant, comme nombre de commerces, ces dernières ont souffert du choc énergétique engendré par la guerre au Moyen-Orient.
« Dès que le prix à la pompe augmente, les affaires s’arrêtent », confie ainsi Ingrid Ledru, gérante de la librairie Le Livre en fête, installée en territoire rural, dans la ville de Figeac (Lot). Face à la flambée du coût de l’essence, nombre de ses lecteurs ont dû faire des arbitrages dans leurs dépenses et ont réduit leurs achats de livres. Cela s’est traduit par « une chute des ventes de 11 % à 15 % depuis mars », raconte-t-elle. Ce qui l’a contrainte à ne pas renouveler le contrat à durée déterminée (CDD) d’un employé en avril et à diminuer « drastiquement » ses commandes de livres.









