Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Agrocarburants Agrocarburants Agrocarburants L’ONG Transport & Environment calcule que la demande pour ces carburants produits à partir de ressources agricoles pourrait bondir de 30 % en 2026 et de 70 % d’ici à 2030. Article réservé aux abonnés Sur fond de guerre au Moyen-Orient et d’envolée des prix des combustibles fossiles, la demande pour les agrocarburants est en passe d’exploser. Un phénomène mis en lumière dans une étude publiée jeudi 4 juin par l’ONG Transport & Environment (T&E), qui, loin de s’en réjouir, met en garde contre les risques associés. Au premier chef, celui de déclencher une vague d’inflation alimentaire en détournant de plus en plus de cultures essentielles vers les réservoirs des voitures ou des camions. De fait, si de nouvelles technologies commencent à être développées, l’essentiel de la production mondiale dépend toujours de biocarburants de première génération, donc de ressources agricoles comme le maïs, la canne à sucre ou les huiles végétales. En quête d’indépendance énergétique et pour pallier les menaces de pénuries engendrées par le blocage du détroit d’Ormuz, de nombreux pays – notamment ceux dotés d’un important secteur agricole – ont augmenté ces derniers mois leurs obligations d’incorporation, autrement dit la part de biocarburants qui peut être mélangée à l’essence et au diesel. Ainsi, l’Indonésie a décidé d’augmenter la teneur en huile de palme dans le biodiesel, à hauteur de 50 %, à compter de juillet, contre 40 % aujourd’hui. L’Inde, la Malaisie, mais aussi le Brésil et les Etats-Unis ont également rehaussé leurs objectifs. Il vous reste 66.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La ruée vers les agrocarburants, un risque pour la sécurité alimentaire mondiale
L’ONG Transport & Environment calcule que la demande pour ces carburants produits à partir de ressources agricoles pourrait bondir de 30 % en 2026 et de 70 % d’ici à 2030.









