Publié le 01/06/2026 16:32

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Le prix des carburants reste sous tension en France malgré un léger reflux du baril autour de 93 dollars. À la pompe, les automobilistes espèrent une baisse durable, mais les incertitudes géopolitiques et la demande internationale maintiennent des tarifs élevés, souvent au-dessus des 2 euros le litre.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Votre plein à la pompe va-t-il bientôt vous coûter moins cher ? Avec un prix du baril en baisse autour de 93 dollars ce 1er juin, c'est en tout cas ce qu'espère Sonia Mazaniello, qui depuis la flambée des prix redoute chaque passage à la pompe "ça fait plusieurs semaines que je ne fais plus le plein entier, j'essaie de faire petit à petit pour voir par rapport au budget. J'espère une baisse, une baisse assez rapidement" confie la jeune femme.D'autres automobilistes constatent un frémissement du côté des prix, toujours insuffisant selon eux. "C'est pas trop cher, c'est ce que je me disais là, ça avait un peu réduit, donc je suis contente. Je fais le plein complet, de toute façon je prends la route, donc voilà, mais j'en profite" raconte l'une, un autre ajoute "Il a baissé. Là, un plein, si j'ai fait le plein là, c'est 80 euros."Alors à quand une baisse significative des prix à la pompe ? Pour un prix du baril de pétrole identique au début de la guerre, le gazole coûtait en moyenne le 11 mars dernier 2,03 euros contre 2,07 euros le 1er juin. Une différence encore plus marquée pour l'essence, 1,86 euros contre 2,02 euros le 1er juin, qui s'explique notamment par la période des vacances aux États-Unis, et donc par une demande importante en carburant, ce qui tire les prix vers le haut.Et ce n'est pas la seule raison, selon Patrice Geoffron, professeur à Dauphine, directeur du centre de géopolitique de l'énergie, qui explique : "Pour que le prix repasse sous les 2 euros, il faut qu'il y ait un accord de paix, ou en tout cas de discussion qui permette de rétablir une circulation dans le détroit d'Ormuz. Mais tant que ces conditions ne sont pas réunies, on est dans une situation assez instable, et plutôt avec des prix supérieurs à 2 euros."Selon lui, tant que le conflit au Moyen-Orient perdure, les prix pourraient même remonter dans les prochaines semaines.