Publié le 02/06/2026 21:12

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Le gazole est au plus bas depuis la mi-mars, sur fond de négociations entre les États-Unis et l'Iran. Mardi 2 juin, une station sur trois affiche même moins de 2 euros le litre.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Tous les carburants à moins de 2 euros le litre. C'est le cas désormais dans près d'une station sur trois en France mardi 2 juin. Des prix que Carole, automobiliste, n'avait pas vus depuis très longtemps. "Je suis passée, je me suis dis 'tiens, il a sacrément baissé'. C'est bien parce que c'est psychologique, mais il est encore cher", nuance-t-elle.Une baisse des prix remarquée aussi par une commerciale. Elle est donc un peu moins regardante lorsqu'elle fait son plein. "Avant, je comparais et j'étais prête à faire un petit détour pour que ça me coûte un peu moins cher. Et là, je vois que c'est à peu près similaire partout, donc je fais moins attention et je vais aux pompes qui sont sur mon chemin", partage-t-elle.Mardi 2 juin, en France, en moyenne, le sans-plomb passe sous les 2 euros symboliques pour la première fois depuis fin avril. Le gazole, lui, reste légèrement au-dessus, à 2,05 euros. Mais loin du pic atteint le 9 avril dernier à 2,38 euros. Depuis, le prix au litre a baissé de 33 centimes.La raison : une baisse de la consommation, mais surtout le début de négociations entre l'Iran et les États-Unis. Depuis fin avril, le baril de Brent baisse régulièrement et s'affiche maintenant à moins de 100 dollars. Le marché mise en effet sur un apaisement du conflit en Iran, selon un expert. "Les traders sur les matières premières et sur le baril de Brent regardent la situation avec optimisme et estiment que le détroit sera débloqué bientôt", indique Thierry Bros, expert de l'énergie et professeur à Sciences Po Paris.Si cette dynamique continue, les prix à la pompe baisseront dans les prochains jours. D'abord dans les grosses stations qui reçoivent le plus de clients. "Elles ont vendu parfois en une journée, le camion acheté la veille, et donc elles bénéficient dès le lendemain du nouveau prix. Nos stations de campagne qui, parfois, ont une livraison qui n'est même pas un camion complet tous les 15 jours, sont obligées d'attendre d'avoir vendu le produit cher pour pouvoir acheter moins cher", explique Francis Pousse, président National Distributeurs Carburants et Énergies Nouvelles chez Mobilians.La baisse des prix des carburants semble amorcée, mais, selon les experts, ils ne sont pas prêts de retrouver leur niveau de février dernier, avant le début de la guerre. Le diesel s'affichait alors autour de 1,70 euro le litre.