Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Intelligence artificielle Intelligence artificielle Intelligence artificielle En quelques mois, les assistants d’intelligence artificielle sont passés du statut de simples aides à celui d’« agents autonomes », capables de coder des projets entiers. Si cette révolution technologique promet des gains de productivité spectaculaires aux entreprises, elle donne aussi aux professionnels du secteur un profond vertige. Article réservé aux abonnés Une vingtaine de lignes d’instructions données à son assistant d’intelligence artificielle (IA) ont suffi pour réaliser un de ses derniers projets. Sur la dernière, Louis Chirol, développeur informatique, a écrit : « Tu es totalement autonome, donc essaie d’en faire un maximum par toi-même. » L’assistant a alors exécuté les instructions en moins d’une heure : d’abord adapter aux nouvelles générations de puces le logiciel de transcription de son employeur, Nabla, un assistant d’IA utilisé par les médecins pour faire des comptes rendus de consultation, puis mener des tests et faire des recommandations. « Avant, cela aurait nécessité un développeur avec une expertise des puces, et il aurait fallu plusieurs journées pour chercher la documentation et regrouper les résultats à la main », raconte l’ingénieur de cette start-up parisienne, installée dans un hôtel particulier du 3e arrondissement ayant appartenu à un éditeur de livres d’art. Dans l’immeuble haussmannien du 9e arrondissement de la capitale où est installé Artefact, on ressent le même enthousiasme – teinté d’un certain vertige – à propos des assistants IA consacrés au code. « Je peux me lever avec une idée le matin et à 9 h 10 avoir un prototype qui marche », admire son directeur technique, Robin Doumerc. Il a refait lui-même l’outil de devis de ce cabinet de conseil spécialisé dans cette technologie, « en y passant une à deux heures par jour pendant six semaines, alors qu’avant, la tâche aurait mobilisé quatre à cinq développeurs durant trois à six mois. C’est du temps compressé ». Il vous reste 84.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.